4.8.09

la Geometrie du Desir en Trois Acts

Née en 1968, en pleine révolution qui a changé les perspectives des jeunes à cette époque, et qui a déterminé l'expansion de la mentalité de grande partie de femmes, et d'hommes, Ana Claudia Antunes est une semence de cette génération qui , devant la nouvelle ère, prend conscience de la transformation dans le monde entier du rôle très significatif que chacun devrait apporter, d'être conscient sur le destin de la Terre, puisque l'Univers est Un.

ACT I - DES GEOMETRIES (LA THESE)

Par les arcs, circules, tangents
Et par les recta
Se délectent les esthètes.
Ils crient les gens
A la forme d'un écu.
La formule charnelle
Est acharnée aux normes,
Qui récrient les formes,
Et toutes les formules;
Mais, et le contenu?

Par calcules maîtrise la métrisation
Essayant de ""géométrizer" le désir;
Comme si le centre d'une solution
D'un y pouvait se faire;
Comme s'il ne restait qu'aimer
Sous un désir secret;
Comme s'il était possible d'arracher
De la racine l'abstraction,
Et, de toute façon, extraire,
Tout ce qui est concret;
Comme si du rationnel
Il résultait le correct...
Faux...Fautes privées de visions;
Erreurs qui persistent dès la Création.

On peut dominer le monde,
Ou même contrôler l'onde.
On ne se limite à rien.
Et on pense qu'on vit bien.
Mais, en vérité, en retour
On ne sait pas tout...
Et on vit en ronde,
Abandonné, moribond...

Néanmoins,
Il n'en est rien.
La civilisation a déployé là
Son pouvoir en modifiant tout,
Même les effets du climat...
En calculs, on peut comprendre
Tout ce qu'il faut apprendre.
Mais encore on ne sait rien
A ce qui concerne à l'Univers.
On pêche d'être trop artificiel,
On cherche une formule vitale.
On étudie le vers et son inverse.
Le résultat final?
Un bateau qui glissait à la surface,
Mais qui après a eu du mal
D'avoir montré son autre face.
Désintégré, il est parti.
Désespéré, il s'est perdu...

On oublie les Mathématiques.
On étudie les Sciences Humaines.
Peut-être comme ça on peut enfin
Découvrir plus sur la Création.
D'abord, est venu l'homme,
Avec toute sa thématique.
Et alors est devenue l'Eve
-D'une demande mondaine-
Créée par la sémantique,
De la septième côte d'Adam.

Et c'est de la côte, versant de montagne,
Que vient le littoral de la nature.
Versant l'eau divine des hommes,
Les femmes, le lien de ses structures,
Ont pourtant été toujours subjuguées,
D'être faibles, condamnées au péché..
"Le sexe qui peut l'homme damner..."
Consacre Molière, dans la littérature.
Cependant que le serpent aille,
Dans la région plissée, une fissure
Sur la sinueuse forme de sa taille.
Chaque vertèbre devient une écaille
Quand le serpent lui cause une fêlure.
Car elle peut être aussi un invertébré.

Le serpent,
Symbole du péché, à l'Occident,
Ou de la sagesse, à l'Orient
Prépare sa botte pour sa défense.
Par contre, il définit son assurance
Devant un monde qui le menace.
Et ainsi se perd toute une race.

Le serpent pique le sein,
Le sens de sa sensibilité,
Et défie à un nouveau sens.
La femme sent, passionnée,
La fureur transposant insane
En fièvre, elle se bouleverse.
Ses nerfs domptent ses organes;
Elle ressent le plaisir sans cesse.
Par la chaleur de sa sensualité,
Invincible comme la force du vent
Elle soulève et entraîne l'homme.
Et alors il se jette à cette volupté
Sans résister à la véhémence
Du désir qui vers lui s'avance.
Affolée par ce contact haletant,
Elle crie, et s'explose à sa liberté.
Tremblant en délires, sans freins
Elle se réveille au plaisir malin.

Et le serpent
Se fusionne au corps
Ardent...
On ne différencie pas
Ce que est la douleur
De ce que est le plaisir.
Tout est désir
Dans la ferveur
De l'extase d'une torpeur
Qu'incite
Et implique à l'implicite
Formule d'un combat.

Son fidèle ami
Lui donne des conseils.
Le sang ruisselle,
C'est difficile de nourrir.
Il tache son corps
Par la sueur du venin.
Mais en vérité au-dehors
Ce qui le parcourt
C'est le désir,
Qui le harcèle, au moins.
Son coeur en mépris
Ne sent plus rien.

Divisé par ses désirs, la femme
S'est coupée entre deux règnes.
Le sang coule en files...
Le conflit, plein de flamme,
Sépare le coté froid du fragile.
Et la guerrière gelée s'impose,
Egoïste, isolé, comme une île.
La chaleur qui à elle s'oppose
Est étouffée, c'est une menace
A son pouvoir, à son domaine.
Donc elle est tellement refroidie
Que son corps reste de glace.
Et si encore coule en ses veines
L'effervescence dont elle est épris,
Elle s'arme d'un effort extrême
Pour cacher son allumeuse grâce.

Elle change sa texture,
Et s'impose aux lois dures.
Elle laisse sa carcasse fragile...
La femme met son armature
D'être très certaine, mature,
Et, alors, elle va à la lutte,
Bien efficace et agile.

Elle apprivoise sa sensualité,
Et referme en conséquence
Ses désirs encore puissants...
Elle ignore donc sa fragilité.
De son sang chaud et brûlant
Elle hésite en réticences...

Toute l'ardeur
Qui l'est devant
Par le rouge sang,
Rougissant,
Il s'avance.
Il coule vivant ,
Comme une danse.
Et encore en couleurs
Il est vif comme avant.

Elle raye quelque vestige sensuel
Qui par elle était tellement naturel.
Son trait dur annule sensations.
Stimulus externes n'effleurent
Plus aucun organe de ses sens.
Puisque ses impulsions durent
Jusqu'à ce qu'arrête la pulsation.
Elle pousse des sanglots et pulse.
C'est des désirs qu'elle s'expulse.
Car le sucent les instincts insistants.
Comme l'extinction de l'excédant,
Qui renferme toutes les relations,
Et qui étouffe toutes ses émotions.

De sa forme originelle,
Les courbes gracieuses
Qui délectaient les poètes,
Elles deviennent les rets.
Avant, il y avait calme virginal...
Maintenant, la volupté oisive
Du labeur n'a point échappé.
Alors, elle devient agressive
Car il n'y a que des arrivés...

Il n'y a pas de temps
De coucher, la femme.
Ni le droit, ou l'endroit
D'accoucher son âme.
Son affaire ne laisse plus
Pousser sa douleur à bout.
Elle soupire, la femme.
Elle n'a que le travail
Pour le faire son appui.
C'est tout ce qui vaille.
Sa réalisation, et c'est tout!
Un prix bien infâme.

Mais c'est difficile
De cacher un désir.
Aussitôt il revient,
Il se libère, il se détache,
Et se révèle à la peau.
Tandis qu'il s'éparpille,
Et disparaît, fondu,
Par l'écran, filtré, poreux.
Un orage de cellules,
L'étincelle d'un bisou,
Autant que retenu,
Se répand à son malheur.

Elle fronce son visage.
L'esprit, harcelé de visions
Affolants, se dévisage.
Le stress, la tension.
Et après, la dépression.
Les maladies du monde modern.
La sensation palpitant,
Enraciné en courage,
Apprivoise tout ce qui concerne
A ses désirs sans dosage.
La femme vit sans repos,
Consommé par le sens
De la chaleur de sa peau.

Comme féroce à la cage,
Etouffé, désespéré,
Qui réclame pour liberté,
Elle se fond sur le marécage,
En mouvements désordonnés,
Pour affaiblir son corps révolté.
Et elle tombe, sauvage,
En des syncopes et spasmes
Effrayants, délaissé...
Une victime de la décadence
D'une société dégradée,
Et qui n'a aucune cadence.
Sans cesse, elle s'avance
Et ne se détire point
Aux problèmes, au destin
D'une race sans humanité

Coeur avide!
Toujours précipité.
Il est presque vide.
Il souffre, faible,
Pourtant il est rapide.
Et elle ouvre ses lèvres,
Comme pour s'échapper
D'une nouvelle fièvre.
Et elle sort, bien pressé,
Cherchant quelque aide
Avant de s'exploser.

L'angoisse engorge la féroce.
Elle veut se dégager,
Pousser les hauts cris,.
En brûlants filets sonores,.
Qui s'étouffent sans raison.
Tout n'est qu'un mythe.
Abattu, elle revient vers son lit,
Prisonnière de sa propre émotion.

Elle est un non-être.
Même en vivant,
Elle ne sent rien.
L'immense confusion
Le fait perdre l'instinct.
En phase de fusion
Elle révolutionne l'être
Flou, qui se dissipe, déchiré
Sous la profonde diffusion.
Tout à coup, vient le destin.
Elle souffre métamorphoses
Et change en actes véloces,
Par les procès constants.

Et la femme perd courbes,
Gagne pourtant lignes et rets.
Veines comme des modèles.
Artères qui sont en moules,
Encadrées dans une moulure.
Synthèse d'une image trouble
Conçue à la machine moderne.
C'est l'ère robotisée.

La machine consomme
Toutes ses entrailles...
Elle perd la qualité
D'être un être humain.
Triturée en mille pièces,
Dévorée par la prise
Ardemment et sans cesse,
Frappée, elle est attirée
A la force très étrange
De cette irrésistible
Attraction qui le change.

Et d'espèce qui à l'origine
Etait comme tridimensionnel
Elle maintenant s'exprime
Comme deux dimensions.
Elle expose ses sensations,
Par un fax, qui le simule
Encore toutes ses émotions.
La faiblesse qui l'annule
Devient un vertige...
Rayons de lumières
Sucent son originel,
Qui s'est rendu nulle.
Et elle remet son être
A nouvelles expositions...

Construction de lignes et structures.
La Science, donc, oublie la Nature.
Les docteurs en opérations
La Science les manipule
Et les réduit à la technique.
Et puis elle les prise
Et les mépris
Par les artifices absolus.

Elle devient une feuille blanche.
Elle est tombée dans le vide...
Comme un cadre vidé,
Comme un balai sans manche,
Ou un balais pas violacé.
Une oeuvre d'art sans vie,
Ou un Ballet sans danse.
Présentée en cahots,
Elle est chassée au chaos.
Mais, à la tranche de vie,
Ses couleurs ne tranchent
Pas assez sur le fond manse.

Ses insignes sont insignifiants.
Il n'y a aucune importance
A ce qu'elle veut dire...
De ce qu'elle était avant,
Et ce qu'elle est aujourd'hui
Il n'y a rien. Ce qui est pire!

Elle est un rouleau
De papier extrait
De l'insatiable machine.
Fragments...
L'être qui lament
D'être trahi
Dès la racine
Par la vie d'horreur.

Oppressée
Par la vitesse
Dont elle est née,
Elle est pressée
Sans cesse
De ce qu'elle est.

Elle est mise
En fusion constant.
Elle est aux prise
Avec l'entreprise
Qui la tourmente.
Elle est en crise.
Jusqu'à ce qu'elle
Commence la querelle,
Et change son contact,
Transformant son état


La sphère s'effleure, s'emboîte
Aux plus profonds délires,
Aux plus intimes conseilles,
Un faisceau des illusions perdues.
C'est comme si c'était fait de miroir
Sous plusieurs formes, c'est partie.
Elle se change à un état volatil.
Elle réfléchit mille fleurs à la toile,
Comme les pétales dans une voile.
L'image d'un être débouclé en lis.

Ustensiles:
Intensives outils,
Intenses objets utiles
Ou armes ennemies?
Lamentations inutiles,
Batailles futiles
Qui engendrent
De fatigue et insomnies.

Et recommence
La danse...
Insomnies, sommeils, songes
Somnolences...
Sont tous ses sons...
Juste la tranquillité
C'est juste.
Elle étire le bras
Dans quelques instants.
Car c'est le moment
De libérer l'ego,
De s'étendre
Puisqu'il faut
S'étaler, tendre...
Un frisson hérisse le dos.

Le frisson prend sa place.
Il craque ses vertèbres.
Sa côte se déplace
Dans un coup elle s'élève.
Elle doit se refaire
Puisqu'elle se fait
Par ses affaires.
Ses désirs le menacent.

Terrible labeur
Qu'écrase
Petits traces
De son ardeur,
De sa légère grâce.
Fardeau et vices.
C'est la douleur
Qui l'embrasse.
Ardents désirs
Se rendent
Au coeur épris.
Etrange esprit.

Comme coups de marteau
Dans la conscience maîtrisée,
Le cerveau veut s'exploser...
De s'échapper elle veut oser.
L'os s'étrangle. C'est étrange.
Les vertèbres se craquent,
Eclatées, efflanquées, dépecées.
Et elle se défaillit, en douleur...
Autant qu'il y a des fissures...
Et tout le défie le structure.
Son esprit qui s'annule,
S'éboule, encore, désespéré.

"Je n'appartiens plus à ce monde
Qui me détruit tout l'espoir!..
Pourtant je suis déjà partie
D'un circule sans passage,
Qui destine nulle part.
Je suis toujours à part.
J'aimerais bien partir,
Prendre une autre route.
Un chemin sauvage
Dans le foret, peut-être.
Je veux tout connaître.
Aller à l'Amazonie,
Avant d'être disparue.
C'est dommage!...
Et vivre mes songes.
Ou rester en mensonges...
Je veux m'enfouir.
M'en fuir!..."
La conscience lui dit:
"Vas-y! Vas-y!... "

Ah!...Soulagée,
Enfin, elle se délace..;
Et victorieuse elle recueillit
Chaque membrane cassée.
Les cellules, fendues
Forment donc une masse
Et la femme, tendue,
Se recompose au accueil
De sa vierge grâce
Comme si immaculée.
--
Les courbes reviennent
A leur état d'origine.
A la tranquillité d'un moment
Complètement extatique...
A la voile, tout flotte, et vole
Dans l'immensité toute nue.
En subit, elle sent un vertige.
C'est l'image photographique
Qui par un instant est conçue
Sur l'éternité d'un sens statique.

Si elle est une étrangère,
Quoi d'étonnant?
L'unique patrie,
Parties par les ères,
C'est le monde qui nous habitons.
Un seul chaos a produit
Tous les êtres, tous les mortels.
Et, alors, ce qu'elle a conçu
C'est d'être UN
Dans toutes les sphères.

ACT II-DES DESIRS (L'ANTITHESE)

Verdoyants vents
Recouvrent les vallées.
Voir de nouveau
Le voie nouveau
Des forets vierges.
L'air se récupère.
Aucun mal qui vaille
Vient.
Aucun malheur qui s'opère,
Ou qui s'aille,
Se détient.
Vol volumineux
C'est enveloppé
En vello, pale,
Par l'image femelle
Du velours vert.

Fait nuit.
Il n'y a aucune lumière.
Et dans les ténèbres
Surgit la peur de l'obscur.
Et la sombre
Séduit les hommes.
C'est l'ombre
D'une Eve
Qui succombe
A la Terre,
Et annonce
Toute sûre
La nouvelle ère
D'un nouvel avenir.

Il n'y a plus les monts d'autrefois.
Le concret sans vie couvre le vert.
L'air gris règne aux yeux ouverts,
Suffoquant la gorge qui sent soif...

Soif du vert.
Soif d'humanité.
Soif de vie, de calme, de bonheur.
Seulement le sel de la sensualité
S'évanouit, se perd
Par l'éternel vaguer

Soif de fruits de terres pérennes
Protégées par les mystères
D'Univers.
De la graine en séries
Naissent les fruits congénères.
Du CERES
Et ses fruits
On prépare grains divers...

Et malgré on éprouve ce fruit,
On n'est pas révélé d'Univers
Toute sa fortune.
Essayer de' rencontrer le produit
Sans comprendre son envers
C'est dissiper la nourriture.
Racheter l'essence du grain brut
Dans les recoins de son revers,
Ainsi enseigne la Nature.

Dans le ventre d'une femme,
Plongé dans l'être,
S'engendre le pouvoir
De l'origine
De la Création.
Calculs tracent desseins,
Des Géométries des désirs,
Qui dégagent la vie,
Et s'engagent en vain.

Sans penser aux calculs et ses erreurs,
Un bisou éclate ses désirs...enfin...
Et au fond des cerceaux,
Des Amours et des Eros,
Surgit une nouvelle force
Qui se transforme en grain.
Et encore i se révère
Dans tous les mystères,
Et concentre en son être
Tout le pouvoir de la Création.

Sublime liaison
Qui conçoit un nouveau être,
Et déclare un demi-dieu,
Un Soleil,
A la magie de la lueur.
Et par un acte d'amour,
Opposés à la même poussière,
Se donnent à la Création,
Et transforment les deux en UN.

Oubliant son être,
Chacun se peuple de songes.
Géant en sa ferveur,
Pourtant simple à la mission
Il se multiplie
En bénédiction
D'une nouvelle valeur.

Il naît de nouveau
Au oeuf du monde.
Gemme précieuse
D'or d'origine
De terres aqueuses.
Il naît de profonde racine de la Mère:
L'émotion.
Il renaît à la chaleur céleste du Père:
Protection.
Et ainsi il se développe,
Et sens la divine bénédiction.
Et toujours il remercie
Le don de vie...
A glorieuse Création.

Tombe le jour et s'annonce la clair.
Quand le soleil se fonde à son réflexe,
La chaleur ardente se choque en un X.
Rouges étincelles électriques incendient la mer...
Et pendant la tempête, en explosion de couleur,
Dans le spectacle du spectre au prisme violacé,
Le crépuscule sanglant coupe mille fleurs,
Et garante à l'avenir le tableau se compléter.

La célébration de l'énigme
Qui s'expose à l'objet,
Ou le mystère
Dedans l'être,
Qui désigne
Le signe
D'un monde secret.
Une présentation
Sans concept
De l'être universel,
Devant la frustration
De son essentiel.

A l'immensité de mansuétude
D'un Mantra dans une toile,
S'éternise une image extatique.
L'extase de la stase en état statique
Par un moment se dévoile, et il voile
Sur fragiles émotions d'une oeuvre magique.

Oeuvre de vie.
Aurore divin glisse sous l'horizon.
Révélant secrets au-dehors
De tous les grands monts...
Dans la Création d'une oeuvre,
Par le ventre du globe solaire,
Naît sous la chaleur de l'or
L'embryon sous l'utérus chaud...
Et se nourrit sur la mer,
Sous un foetus originaire
Des rayons de soleils de feux.

En éclatants sillons,
Sanglots d'un sang.
Orage de larmes forme l'océan,
Tempère en rêves le son d'élan,
Et agite sans pudeur
D'un culte la douceur.
Et dans l'emballe des vagues,
Au balancement de la mer
L'image se révèle par la chimie.
En nuages elle imagine la magie.
Larme de sang égoutte dans l'eau,
Et elle oublie tous ses malheurs...

Doucement elle divague à la vague de la mer...
Dans le vaguer, elle découvre en avant la peur.
Cependant, par un instant,
En insistant par l'écailles,
Un navire, nef viril, se fait annoncer,
Par un moment glorieux, un signe de paix...

Par un moment venu
Dans le mouvement tragique
L'être veut découvrir
Le secret de l'Absolu.
L'Unité de la matière.
Mais le concret prosaïque
De l'artificiel du monde
Rien qui ne s'ajuste et s'éclaire.
Il s'efface et se fonde
Aux champs profonds,
A la gloire de l'Absolu,
Qui sublime et magnifie
Les instants épars, irréelles.
Ses instincts le fortuit.

Un curieux retour
Simple et dialectique
Encore se produit.
La vibration de la matière
Qui se transforme à la lumière
Le prennent de passion.
Par la chimie,
Et l'alchimie
Il fait l'accumulation
De détails concrets...
A la magie il est prêt.
Tels sont ses détours.

ACT III-DES GEOMETRIES DES DESIRS (LA SYNTHESE)

Des géométries
Des désirs
Dessinent des émotions,
Engendrent en points de citions,
Des circonférences et traces.
Entre les sections
Il s'entaille l'espace.
Dilatant la surface
Il provoque une explosion...
Et renaît ainsi la révolution.

Cerceaux s'embrassent
Consacrant l'union.
Circules se pénètrent
Et font la fête en danses.
Et ils viennent, timides,
A la chaleur de cette alliance
De toutes les ères
Qui lie cette mission.

En équilibres,
Libres déséquilibres
Emballent la balance.
Quelquefois, l'émotion,
Autrefois, fait la raison.
Ils tombent dans la danse,
Et vraiment s'aident,
Et se révèlent frémissants
Amis, amants,
Eternels camarades
Qui, malgré ces chaos internes,
Outrepassent ses enfers
Et se suivent souvent
En attendant avant
Dans un regard terne
Qui chacun prenne l'air.

Vies qui renferment des hauts
Et, pourquoi pas,
Les plus bas...
Moments intérieurs,
Mouvement extérieur
Qui sur l'âme s'en va.
Il vient du plus haut,
Et se mélange au plus bas.
La dualité entre deux amours
Qui, pairs opposés, se donnent,
L'un à l'autre, au rythme d'un pas.

Soufflent souvent sereins sujets
Suspendus sur suprêmes secrets.
Séraphins se sifflent sons sacrés...
Sur sorte, sordides sorciers soucieux
Suffoquent ses serments sans sursis.
Semblant sentir satisfaction de sources.
Silencieux saune se sélectionne subits
Somptueux songes sont sons sans souci
S'insinuant, se sonnant sous ses signaux
Soupirant simplement sans cesse...

Complicité entre les être égaux
Qui par un moment,
Peur mutant,
Sont si inégaux.
Sous la face obscure de ses idées,
Tremble l'amant,
Assoiffé en avant...
Trompé...pas mal.

C'est la mort
Qui s'occulte à chaque être
Et qui s'affirme hors
De quelque point d'éther.
C'est la vie
Qui se nie à la violence,
Et se remet, vierge,
A la nouvelle quintessence.

En étincelles de lumières fugitives
On est comme électrons brillants,
Entourant un exposant, brûlant,
Qui engendre une énorme énergie.
On fait partie d'un microcosme,
Mais uni on forme le macrocosme.
Composant particules de partitions
Infinies, on dessine une symphonie
Sous les lignes des allés et d'avenir
D'une éternelle harmonie de sons:
La vie!...

Arbre de vie
Respire...
Rosée qui mouille
Et nourrit
Notre sphère.
Que tout l'être se jouit
De la joie sensuelle
De Carpe Diem à la vie.
Qu'il loue au soleil
Qui réchauffe notre Terre.

Chaque écaille, chaque cellule,
Chaque particule de chaque feuille
Est une partie vivant de notre peau,
Puisqu'on devient d'une seule matière.
On est fait de la même poussière
Qui s'est crée une étoile,
Et par la même énergie
Qui fait briller une perle.
L'univers a besoin de la sinergie
Que chaque vie
Se récrie.
Et à chaque étincelle
Elle éclate et respire
Aux pores de chaque être
Au Chakra de la nouvelle ère.

Unité de l'Un.
Synchronie.
Serein, tout sûr...
Intégrité, harmonie.
Un que sont deux.
Deux qui les sont.
UN
Qui s'est opposé
En déséquilibres,
A équilibres futurs.
Unis à l'union.
Discordance.
Dissonant et pur.
Realité, sagesse.
Unité d'un.

La nature crie sur l'unisson
A l'unité de l'être vivant
Hommes ou femmes sont tous
Originaires de la même semence,
Aujourd'hui en carence
De gratitude, de dignité autant
Quesedétruit ets'erre.
Fils de la vierge mèreTerre
Originaires du recoin intrinsique,
De la veine d'un être implicite
Qui par amour s'en fait partager.

Né du lit
D'un même bassin,
On est isolé,
Séparés,
Puisqu'on se pense diffèrent.
Supérieur...
Ah, mais tels horreurs
Qu'ont légué les antecedents!.
Comment être fier d'une race
Qui ne pense qu'à soi même,
Et qui a oublie ses aises
Etant toujours mal à l'aise?
Et capable de, par sa grâce,
Racheter là dedans de son vers
Le Dieu, qui à soi-même s'efface
Comme le créateur de son Univers.

Il y a plusieurs formes,
Mais juste un chemin.
Chacun doit le trouver,
Et découvrir la beauté
Qui garde son destin...
Sentant par on même
La force de l'existence
On trouvera, enfin,
Chaque subtile essence.
Et chacun à sa manière
Faisant chacun sa part
Le meilleur qu'on puisse
On agrandit l'humanité.

Chacun transforme ainsi
La vie dans une oeuvre d'art,
Découvrant au fond d'âme
Le pouvoir de l'être que crie
Avec sa lumière, qui brille
A la force de l'intégrité,
Et qui floue libre en idylles
Par toute l'éternité

On doit prendre
Les erreurs,
Pour apprendre
A être heureux.
A l'égard
D'un regard
Distant
D'un apprentix
Qui cherche la joie
En chaque instant.
L'éclate offusquant
A chaque fois
Le reflex de la clair.
Le plaisir scintillant
D'un simple apprenti...
Un coup d'air
A la recherche oscillant
Change ses couleurs
Et le range d'épris

Dans la simplicité poussante
Des géométries effleurantes
La perfection s'épanouit
Ah, la nature!...
En minuties et détails
Minuscules tailles...
Voilà la valeur de la vie.
Toutes les créatures,
Tous les êtres vivants
Dans tous ses désirs
Ont toujours des surprises
A chaque nouveau regard,
Aux yeux qui ont voulu
Plus que voir, sentir...

On remarque, au fin,
Qu'il y a une feuille
Encore sans dessins.
Pour qu'on même
Soit homme, soit femme,
Egaux à quelques autres,
Pourtant alors si différents,
Et tellement sui generis,
Puisse, du reflet de l'être,
Réfléchir sur sa genèse.
Et, en Géométries des désirs,
On puisse flotter à l'éternel, enfin,
Et se découvrir un créateur.
Et qu'amplifiant les horizons
On ne s'arrête point en dérisions,
Pour développer ses oeuvres, sans
Laisser tomber l'espoir par la peur.
Etre comme le sculpteur qui détaille
Avec patience ses rêves, son bonheur.
Quand on verra que L'Univers est UN.



Et, en Géométries des désirs,
On puisse flotter à l'éternel, enfin,
Et se découvrir un créateur.
Et qu'amplifiant les horizons
On ne s'arrête point en dérisions,
Pour développer ses oeuvres, sans
Laisser tomber l'espoir par la peur.
Etre comme le sculpteur qui détaille
Avec patience ses rêves, son bonheur.
Quand on verra que L'Univers est UN.


UN.
Ana Claudia Antunes
(S'il vous plait, voyez donc aussi par le meme ecrivante les oeuvres:
Les
Constellations


"L'Amante de Victor Hugo"


"La Maitresse de Monsieur Hugo"